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Comment  est déterminée la valeur  d'une part d'un Groupement Forestier ?
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Groupements forestiers

  • Comment est déterminée la valeur d'une part d'un groupement forestier ?

La valeur est constituée de deux composantes :

La valeur des forêts constituant l’actif du Groupement Forestier à sa création, puis lors d’investissements complémentaires, le cas échéant. Elle repose alors sur une expertise prenant en compte toute une série de facteurs :

- situation géographique, région, climat
- potentialités du sol, relief et accessibilité, altitude, exposition
- peuplements forestiers inventoriés pour :

  •         le bois d’œuvre

- par types d’essences,
- par catégories de circonférences,
- par qualités marchandes.

  • les taillis

- par leur nature,
- par leur âge et leur densité,

de manière à en déterminer les estimations « matière » et « argent ».

- L’estimation des jeunes boisements (plantations, régénérations naturelles) est également prise en compte en     fonction de leur nature, de leur état et de leur valeur d’avenir.
- Possibilités actuelles et futures en fonction des objectifs de coupes et de travaux
- Capitalisation du revenu-chasse en fonction du cheptel, de l’environnement et des perspectives estimées à moyen et long terme.

Plusieurs de ces paramètres évoluent dans le temps, en fonction notamment de l’accroissement naturel du capital-bois, mais aussi des ventes de coupes réalisées, ainsi que des prix du bois, variables à la hausse comme à la baisse, comme du nécessaire abattement pour valeur de conservation à appliquer en tenant compte du fait que tous les bois ne sont pas exploitables simultanément au même moment.

  • La valeur de l’actif financier net du Groupement Forestier, dont le montant, par définition variable, est généralement de bien moindre proportion que celle de l’actif forestier au sens large.

    De l’ensemble, la gérance peut ainsi déduire un prix de cession conseillé de la part, pouvant lui-même servir de base indicative aux transactions éventuelles, ainsi qu’il est d’usage en matière civile. En outre, en fonction de la liquidité, variable, des parts de Groupements Forestiers, ainsi que de la demande, il peut exister, pour ce type de placement et pour des périodes plus ou moins longues, un marché « de gré à gré » duquel résulte un prix de la part fixé entre les parties, de façon distincte du prix de cession conseillé.

Quels sont les critères de performance d'un groupement forestier ?

Ces critères sont de plusieurs ordres et s’inscrivent tous dans le long terme :

  • L’équilibre « forestier » est indissociable de l’équilibre « financier ». Aussi, le patrimoine forestier a-t’il tout avantage à constituer un ensemble diversifié par types de forêts, par types de peuplements et par types de régions géographiques, les forêts d’avenir d’aujourd’hui devenant les forêts de rendement de demain, et inversement,
  • de cet équilibre forestier dépend l’équilibre financier, fonction principalement et indépendamment de la trésorerie constituée à l’origine, des revenus des coupes de bois (nets des travaux à provisionner le cas échéant) et des revenus généralement plus réguliers, des locations de chasse. L’existence d’une trésorerie, elle-même placée, permet ainsi de faire face à des aléas de conjoncture, en cas de mévente, à un moment donné, des bois, sans avoir à en sacrifier les prix. Ce point en particulier, est à mettre à l’actif de la forêt puisqu’à la différence par exemple, d’une récolte agricole, qui, elle, « n’attend pas », une coupe peut généralement être différée de quelques années, sans dommage
  • la distribution relativement régulière d’un dividende, constitue également un critère de performance entre Groupements Forestiers
  • l’évolution du prix de la part, qui demeure essentiellement fonction des points ci-dessus.

Les risques liés à la détention de parts dans les Groupements Forestiers

Le montant qu’il est raisonnable d’investir en parts de Groupements Forestiers dépend de votre patrimoine personnel, de votre horizon d’investissement et de votre souhait de prendre les risques spécifiques à un investissement forestier.

Ainsi l’investisseur doit-il tenir compte des éléments et risques suivants :

  • la nature de long terme, voire de très long terme du placement, inhérent à l’actif lui même
  • une liquidité pouvant faire défaut
  • la faiblesse ou l’absence de dividende, lequel ne constitue d’ailleurs pas l’objectif premier de cet investissement, qui cherche d’abord à valoriser et à transmettre un capital
  • le montant non garanti du capital perçu, soit lors de la vente de parts ou de forêts, soit encore lors de la liquidation de la société. Ce montant dépendra de l'évolution du marché pendant la durée de placement
  • les risques naturels, économiques et locatifs attachés à la forêt (risques sanitaires et/ou climatiques, risques de mévente des bois selon les essences et les époques, ou encore risques locatifs liés à l’exercice de la chasse)